La culture belge n’est pas étrangère aux Québécois, qui ont grandi en écoutant les chansons de Brel ou en lisant Spirou, Bob Morane, Gaston Lagaffe et l’incontournable Tintin, toutes des œuvres du royaume de la Belgique, où la bande dessinée est considérée comme un art à part entière. Il n’est donc pas surprenant de constater qu’il existe beaucoup de partenariats et d’échanges culturels entre le Québec et la Belgique, comme en témoignent le prix Québec/Wallonie-Bruxelles de littérature ainsi que de nombreux évènements et festivals auxquels participent les artistes québécois. Au fil des ans, les deux pays ont ainsi noué de solides relations qui se reflètent aussi dans la qualité de leurs échanges commerciaux.

En effet, malgré sa petite taille et sa population comparable à celle du Québec, la Belgique constitue une destination incontournable pour les gens d’affaires d’ici. Cela est en partie attribuable à la facilité des communications – car le français est l’une des trois langues officielles, avec l’allemand et le néerlandais – d’autant plus qu’une majeure partie des citoyens parle couramment l’anglais. Par ailleurs, sans être géographiquement située au centre de l’Union européenne, la Belgique y occupe une place prépondérante en accueillant dans sa capitale de Bruxelles le siège principal du Conseil de l’Union européenne de même que le siège de l’OTAN (Organisation du Traité de l’Atlantique du Nord). Concrètement, les trois quarts du commerce belge se destinent au marché de l’Union européenne, ce qui fait de ce pays une porte d’entrée intéressante pour rejoindre plus de 500 millions de consommateurs potentiels. Plusieurs filiales de sociétés québécoises sont d’ailleurs implantées en Belgique, parmi lesquelles on peut citer Bombardier-Transports, Aderco, SNC-Lavalin et Atrium Innovations.

Ententes de coopération bilatérale

De nombreuses ententes ont permis de tisser, depuis 25 ans, des relations économiques, culturelles et linguistiques entre la Belgique et le Québec. Trois commissions examinent périodiquement les orientations des ententes : la Commission mixte permanente Québec/Wallonie-Bruxelles, la Commission mixte permanente Québec-Flandre, ainsi que le Comité de suivi mixte Québec/Région de Bruxelles-Capitale. Des centaines de projets bilatéraux ont ainsi vu le jour à la suite de ces accords.

Depuis l’adoption d’un programme conjoint de coopération industrielle et technologique en 2006, les projets sont de plus en plus orientés vers la mise en commun de savoirs technologiques et scientifiques. La Commission mixte permanente Québec/Wallonie-Bruxelles établissait ainsi les axes prioritaires suivants pour les projets 2011-2013 : l’innovation scientifique, sociale ou culturelle; la valorisation de l’enseignement technique et professionnel; l’utilisation des nouvelles technologies; l’environnement et le développement durable. La prochaine ronde d’appels de projets aura lieu au début de 2013 et les renseignements seront disponibles sur le site du ministère des Relations internationales du Québec.

Le contexte économique

Avant la crise économique mondiale de 2008, la Belgique se trouvait en excellente posture économique. Toutefois, compte tenu du fait qu’elle peut compter sur très peu de ressources naturelles, son économie s’avère fortement dépendante du commerce extérieur qui génère environ 80 % de son PIB. Ce contexte rend le pays plus vulnérable à la volatilité des marchés et, de fait, les exportations ont reculé et ont entrainé le pays dans la récession. La reprise économique s’effectue lentement mais surement, au fur et à mesure que grimpent les indices de consommation.

Les perspectives d’exportation

La Belgique constitue une économie ouverte ne présentant pas de barrières sur le plan des investissements internationaux. Les exportations de la Belle Province vers la Belgique connaissent une croissance soutenue depuis 2003 et, en 2007, la Belgique se classait au 11e rang des marchés d’exportation du Québec avec une valeur des exportations qui atteignait 447 M$. Les principaux produits qui prennent le chemin du « plat pays » sont des matières premières telles que les minerais (cuivre, nickel, plomb, zinc), les métaux, le papier ou le soya.

Exportation et développement Canada anticipe des perspectives d'exportation intéressantes pour :

 

  • le secteur de la machinerie et des équipements;
  • les produits chimiques;
  • les produits pharmaceutiques;
  • les denrées alimentaires;
  • le secteur du transport;
  • les produits pétroliers.

 

Quant au ministère des Affaires étrangères et du Commerce international, les secteurs d’investissement les plus prometteurs pour les exportateurs canadiens en Belgique sont :

 

  • l’aérospatiale et la défense;
  • l’agriculture, les aliments et les boissons;
  • les bio-industries;
  • l'environnement;
  • les technologies de l'information et des télécommunications.

 

Ces secteurs constituent effectivement des créneaux d’excellence pour la Belgique qui, comme la France et maintenant le Québec, a développé dans les dernières années un réseau de pôles d’excellence régionaux – aussi appelés clusters – où se concentre l’expertise dans un domaine donné, comme en témoignent :

 

  • la forte présence d’industries dans le secteur des sciences du vivant ou de la pharmaceutique à Louvain-la-Neuve (pôle Biowin);
  • la région de Namur, qui se spécialise dans les télécommunications et les technologies de l’information;
  • le noyau d’entreprises en aérospatiale qui gravitent autour du Centre spatial de Liège (pôle Skywin);
  • la ville de Gembloux, où se trouvent plusieurs centres de recherche ou de formation consacrés à l’agronomie, dont le Centre wallon de recherches agronomiques et la Faculté universitaire des sciences agronomiques (pôle Wagralim).

 

En plus de la présence de pôles technologiques qui favorisent l’innovation, la Belgique est considérée comme le pays le plus propice pour y mener des recherches scientifiques puisqu’elle possède le plus haut taux de scientifiques par habitant en Europe. De quoi convaincre tous les entrepreneurs québécois partisans de l’innovation ouverte!

 

 

Statistiques

Population : 10,4 millions

Superficie : 30 528 km2

Taux de croissance : 2 %

Taux de chômage moyen : 8,5 %

PIB : 394,3 milliards $US

Revenu annuel moyen par habitant : 37 800 $US

Sources : CIA World Factbook.

 

 

Adresses utiles :

Délégation générale du Québec à Bruxelles

Avenue des Arts 46, 7e étage

1000 Bruxelles

Belgique

Tél. : 011 32 2 512 00 36

 

 

Ambassade du Canada en Belgique

Avenue de Tervueren 2

1040 Bruxelles

Belgique

Tél. : 011 32 2 741 06 20

 

Cercle Estler, cercle d'affaires Wallonie-Québec

1250, René-Lévesque Ouest, bureau 4115

Montréal (Québec) H3B 4W8

Tél. : 514 939 4049

 

Sources : Gouvernement de la Wallonnie (www.investinwallonia.be); Gouvernement du Canada (www.canadainternational.gc.ca); Exportation et développement Canada; ministère des Relations internationales du Québec; Agence wallonne à l’Exportation et aux Investissements étrangers; ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation; le portail EuroAffaires (https://europe.umontreal.ca).