Panama : un carrefour pour le commerce

 

Situé entre les deux Amériques, le Panama fait de plus office de « pont » entre les océans Atlantique et Pacifique grâce au fameux canal de Panama. Le canal célèbrera son centenaire en 2014 signifiant par le fait même que le Panama s’impose comme une escale pour la majorité des produits et denrées qui transitent par voie maritime. 

Outre le canal, il existe une multitude de raisons pour lesquelles le Panama constitue un pays attrayant où conduire des affaires : 

  • Stabilité politique assurée depuis la déposition en 1989 du dictateur Manuel Noriega
  • Économie figurant parmi les plus vigoureuses de l’Amérique latine 
  • Monnaie ancrée au dollar US réduisant grandement le risque associé au change

Les occasions d’affaires potentielles

À l’heure actuelle, le commerce bilatéral entre le Canada et le Panama se porte à merveille et ne cesse de croitre. En 2011, les deux pays se sont échangé pour 235,3 millions de dollars de biens ou de services, ce qui constituait une augmentation de près de 62 % par rapport à 2009. Le Panama est désormais le deuxième marché d’exportation du Canada en Amérique centrale, après le Costa Rica. Parmi les biens les plus exportés figurent les véhicules (aéronefs, navires), la machinerie électrique et électronique, le papier, les produits pharmaceutiques, les minerais et métaux précieux, les produits agricoles et agroalimentaires (porc, lentilles, pois, etc.).

L’accord de libre-échange Canada-Panama, signé en 2010, a éliminé les droits de douane pour les secteurs du bâtiment, de l’industrie, de l’agriculture, de la foresterie, et des produits de la mer. Il a de plus élargi l’accès au marché pour certains fournisseurs de services canadiens, notamment ceux œuvrant dans le domaine des technologies de l’information et des communications et des services financiers, énergétiques et environnementaux. L’accord permet en outre aux Canadiens de soumissionner sur les marchés publics du Panama, ce qui est une bonne nouvelle compte tenu des investissements importants que le gouvernement panaméen a entrepris pour mettre à niveau ses infrastructures.

Les secteurs en croissance

Les trois quarts de l’économie panaméenne sont concentrés dans le secteur des services, où les banques, les compagnies d’assurance, le tourisme et les services logistiques entourant la gestion du canal jouent un rôle prépondérant. La présence du canal sur le territoire panaméen attire sa part de commerce bilatéral. Fort de ce levier économique puissant, le gouvernement panaméen a donné son feu vert en 2007 à un programme d’expansion (dont les couts estimés oscillent autour de 5,3 billions de dollars) qui doublera la capacité du canal; un projet qui devrait être complété d’ici 2015. Le gouvernement du président Ricardo Martinelli a aussi établi un plan quinquennal (évalué à 13,6 billions de dollars) afin de renforcir le positionnement stratégique du pays à titre de centre d’échanges commerciaux et de logistique. Le plan accorde également une importance capitale aux secteurs du tourisme et de l’agriculture. 

La construction de nouvelles infrastructures fait également partie des priorités établies par l’administration actuelle, comme le démontrent les 2,8 milliards de dollars US qui ont été injectés dans le secteur des transports. Un système de métro pour la ville de Panama est d’ailleurs en cours de construction, avec une mise en service prévue pour 2014. Les systèmes de santé, correctionnels et d’éducation ne sont pas laissés pour compte et bénéficieront eux aussi d’investissements substantiels : cinq nouveaux hôpitaux s’ajouteront aux effectifs, de même que plusieurs centres de détention et des écoles. 

Foires commerciales

Une façon de rencontrer des partenaires d’affaires potentiels ou de sonder le marché est de participer à une foire commerciale sur place. Voici deux évènements en lien avec les secteurs-clés, soit Expo Logistica Panama – transports et logistique, et Foodtech – transformation des aliments.

Pour en savoir plus

EDC a développé un guide intitulé Faire affaire au Panama afin que les entreprises canadiennes puissent se familiariser avec le marché panaméen. Il propose un survol des débouchés potentiels et traite des questions légales et financières propres à l’exportation dans ce pays. 

 

Statistiques

POPULATION : 3,571 millions

SUPERFICIE : 74 340 km2

PIB : 36 G$ US (2012)

TAUX DE CHÔMAGE : 4,4 % (2012 est.)

REVENU MOYEN PAR HABITANT : 15 900 $ (2012 est.)

Source : EDC, CIA World Factbook
 
Sources : EDC. 2013. « Aperçu du pays : Panama», en ligne : edc.ca; Gouvernement du Canada, « Relations Canada- Panama », en ligne : panama.gc.ca; 11 aout 2009. « Le PM et le président Ricardo Martinelli annoncent la conclusion des négociations en vue d'un accord de libre-échange entre le Canada et le Panama », en ligne : pm.gc.ca; Service des délégués commerciaux – Panama, en ligne : deleguescommerciaux.gc.ca; Agence de promotion économique du Canada atlantique, 1 avril 2012, « Des entreprises de l’Atlantique mènent une mission commerciale fructueuse au Panama », en ligne : acoa-apeca.gc.ca; « Infrastructure Investments », en ligne : meetpanama.com.pa.

 

Les complémentarités économiques du Canada et de la Chine

Depuis quelques années, plusieurs facteurs contribuent à faire de la Chine un partenaire de plus en plus attrayant pour les exportateurs canadiens. En effet, la Chine figure maintenant en deuxième place au palmarès des pays importateurs mondiaux, et ce, malgré le fait qu’elle se classe au premier rang des exportateurs. Cela est attribuable en partie au fait que, chaque année, une part importante de la population accède à la classe moyenne, signifiant du même coup qu’elle adopte le statut de « consommateur ». Pour un pays ayant une population aussi significative, cela peut se traduire par des affaires en or pour quiconque parvient à devenir fournisseur pour celui-ci.

Les données statistiques pour le Canada appuient cette croissance significative : en 2011, les exportations canadiennes vers la Chine se sont accrues de près de 27 % et ont atteint un sommet de 17 milliards de dollars. Un des facteurs ayant contribué à cette croissance est l’initiative de la Porte et du Corridor de l’Asie-Pacifique promulguée par les instances gouvernementales du Canada et de la Chine afin de faciliter les échanges commerciaux entre les deux pays. Un réseau de transport efficace relie à présent le Canada à la Chine et des investissements dans les infrastructures sont prévus afin de maintenir cette position avantageuse. Cette initiative assure de plus la croissance économique des deux partenaires, puisque la Chine nécessite des ressources naturelles en grande quantité afin d’approvisionner ses manufactures dont elle tire sa prospérité, tandis que le Canada s’avère un producteur incontournable de bois d’œuvre, de minerais, de produits agroalimentaires ainsi que de produits à haute valeur ajoutée.

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Voir grand en Colombie-Britannique

Les Jeux olympiques d’hiver de 2010 ont permis au monde entier – ainsi qu’au reste du Canada – de découvrir les attraits de cette province de l’Ouest, située à 5000 km du Québec. Sixième province à se joindre à la Confédération, la Colombie-Britannique est une contrée faite sur mesure pour les géants, comme en témoignent sa superficie (elle dépasse en taille la France et l’Allemagne) ainsi que les chaines de montagnes imposantes qui dominent la côte du Pacifique. Mais il n’y a pas que les Rocheuses et les arbres centenaires du parc Stanley à Vancouver qui donnent le vertige : ses richesses naturelles, sa vitalité économique, sa mégalopole et ses mesures exemplaires en matière d’environnement ou d’incitatifs fiscaux ont de quoi faire rêver tous les investisseurs.

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Le Sud-ouest américain : marché attirant pour la construction durable

En 2010, en adoptant son tout premier code du bâtiment écologique, la Californie ouvrait la marche à une foule d’initiatives « vertes » qui n’ont cessé de teinter depuis le portrait du marché de la construction dans l’ensemble des États-Unis. Parmi les mesures qui ont vu le jour, certaines prévoyaient que les nouvelles constructions gouvernementales soient certifiées LEED, d’autres accordaient des incitatifs et des crédits d’impôt aux entrepreneurs en construction écologique. Des villes importantes, comme Las Vegas, ont aussi mis des programmes sur pied pour encourager la construction ou la rénovation écologique (par exemple le Green Building Program).

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Pourquoi le Brésil?

 

Par Alfredo Moreira, avocat et président du chapitre québécois de la Chambre de Commerce Brésil-Canada

L’arrivée récente du géant d’Amérique du Sud aux premières loges de la scène économique mondiale a étonné bien des observateurs étrangers. Même si son inclusion dans le groupe des pays émergents les plus prometteurs (BRICA : Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) ne date pas d’aujourd’hui et que l’immensité de ses ressources humaines et naturelles fut connue de tous, le Brésil demeurait, pour la plupart des observateurs, limité par ses propres freins structurels au développement.

Alors, que s’est-il passé de nouveau dans ce pays autrefois affligé par des fluctuations économiques et politiques en dents de scie, pour que tous les feux de l’actualité soient désormais braqués sur lui? Il y a essentiellement deux raisons : d’abord, un remarquable processus de consolidation de ses institutions politiques et ensuite, un énorme bouleversement socioéconomique interne aidé par une conjoncture mondiale favorable à son économie.

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